Présentation

parcours victime

Parcours type d’une victime

au sein du réseau régional

VIOLENCES SANTÉ AUVERGNE

 

Les victimes examinées au

SERVICE RÉGIONAL

DE MÉDECINE LÉGALE

 Du CHU de Clermont-Ferrand

sont issues

de plusieurs filières :

 

La consultation des urgences

du CHU de Clermont-Ferrand où sont examinées

sur rendez-vous – toutes les victimes issues

des soins d’urgence désirant

 porter plainte contre

l’auteur des faits ;

 

Les victimes signalées par les

 différents services d’hospitalisation

du fait soit de gravité de leurs lésions

 (viols, violences graves, …),

des circonstances supposées de la commission

de ces violences (en réunion, dans le milieu conjugal, …)

, du contexte général

 (niveau socio-économique, insertion sociale, …)

et de la nature même de la victime

 (mineurs, femmes, racisme et exclusions, …) ;

 

Le pôle régional de référence

des violences sexuelles (adulte et enfant)

que nous avons mis en oeuvre

et que nous faisons fonctionner 24/24

avec les services de chirurgie pédiatrique

 et de gynécologie obstétrique ;

 

Les services de police et de gendarmerie,

 soit lorsqu’une victime leur paraît gravement

 traumatisée

(ou lorsque les circonstances sont supposées « à risque »)

ou peu après les faits

(l’auteur présumé est en garde-à-vue,

il est activement recherché, il est en cours d’interpellation, …),

 voire lorsque cet examen est susceptible

d’identifier le ou les auteurs

 des violences concernées…

 

Les victimes se présentant

spontanément à notre consultation

sous divers motifs :

violences anciennes et répétées

(conjugopathies), violences spécifiques

(discriminations en particulier

liées au sexe, harcèlement moral, actes de torture

et de barbarie, victimes d’exclusions diverses, …) ;

 

Les victimes signalées

par les professionnels (associations, médecins, …).

 

Tout appel de détresse

sur la garde médico-légale qui a été référencée

sur l’ensemble des sites disponibles

(réseau santé jeune, sécurité sociale, SOS détresse, …) ;

 

 

La veille médico-judiciaire

étant assurée 24/24

sur l’ensemble de la région Auvergne,

les appels de détresse sont reçus

et gérés par l’équipe de permanence

qui fait éventuellement appel

aux médecins d’astreinte.

 

Il n’est ainsi pas rare

que nous nous déplacions au domicil

e même des victimes,

soit du fait de la particulière gravité des faits

qui nous sont rapportés,

soit parce que la victime n’est pas en état

de se déplacer (âge, choc psychologique,

violences physiques graves limitant éventuellement

– mais non nécessairement – la mobilité, …).

 

Dès leur premier contact

avec nos services, les victimes

sont « catégorisées

pour en permettre une

meilleure prise en charge ;

elles le sont sur :

 

La nature même des violences

qui nécessite à l’évidence

une prise en charge adaptée

(l’on ne traite pas de la même façon

une « rixe » entre voisins

de la même façon que l’on prend en charge

une femme qui est « à la rue »

avec ses enfants, victime d’un mari alcoolisé)

et leur contexte

(réunion, armes, conjugopathies, …) ;

 

La gravité des violences

qui sont répertoriées

en trois stades distincts :

Violences de grade I

(procédure VIC I) :

victimes sans lésions physiques sévères,

sans traumatisme psychique caractérisé

ayant gardé une autonomie suffisante

et une gestion autonome possible

de leurs difficultés, déclarations à vérifier

(épreuves de crédibilité, enquête), …

 

Violences de grade II (procédure VIC II) :

victimes présentant

des lésions physiques sévères,

avec un traumatisme psychique détectable,

n’ayant potentiellement pas conservé

une autonomie suffisante leur

permettant une gestion autonome

de leur dossier, …

Violences grade III (procédure VIC I) :

violences graves avec

lésions physiques sévères,

traumatisme psychique avéré voire évolué,

traumatismes chroniques ou répétés,

violences anciennes récidivées,

violences à personnes vulnérables

(personnes âgées, handicapés, …),

violences conjugales, violences à mineurs,

toute personne nécessitant

une gestion multidisciplinaire

de leur dossier et un accompagnement

soutenu et prolongé, …

 

De ce premier bilan,

la victime est orientée

        mais de façon non exclusive

        (tous les professionnels nécessaires

peuvent être appelés au « chevet »

d’une victime spécifique ;

par exemple :

consultation sociale

et violences conjugales, …)

        vers le consultant le plus adapté

        en tenant compte du code

        violence supposé (VIC I, II ou III) :

 

Consultation de victimologie ;

 

Actes de torture et de barbarie ;

Harcèlement moral ;

 

Violences au travail ;

 

Personnes vulnérables

(personnes âgées, handicapées, …) ;

 

Racisme & antisémitisme ;

 

Pratiques sectaires ;

 

Exclusions (sociales, psychologiques, …)

 

Violences spécifiques

(femmes et mineurs) ;

 

 

 

Elles bénéficient alors

d’une prise en charge adaptée,

graduée, fonction du typage

de la violence et de sa gravité,

associant :

 

soins physiques,

prise en charge psychologique

(et suivi prolongé pour une prévention du

Post Traumatic Stress DIsorder),

prise en charge sociale,

prise en charge associative,

prise en charge médico-légale

et judiciaire, …

 

L’hospitalisation

est à tout moment possible

quel qu’en soit le motif.

 

De la même façon, cette évaluation première

permet TOUJOURS – si il est nécessaire –

le SIGNALEMENT

(et donc la protection immédiate

de la victime et de ses proches)

aux autorités judiciaires

(voire administratives) :

 

Soit parce que la victime

souhaite elle-même

déposer plainte (elle y est aidée) ;

 

Soit par nos soins :

 

Signalement judiciaire

conforme aux prescriptions pénales

(adulte consentant, mineur,

personne vulnérable ou incapable majeur) ;

 

Administratif :

éléments sociaux douteux à vérifier,

absence de risque

ou de situation d’exposition évidente, … ;

 

SIGNALEMENT d’autorité,

quelle que soit la situation

(y compris pour les adultes non consentants)

APRÈS  évaluation et vérification

du statut de vulnérabilité par nos soins

(celui-ci est alors proposé

avec notre signalement

au Magistrat du Parquet de permanence)

 

Dans tous les cas,

un suivi précis du dossier

est effectué par nos soins

sur un ensemble de facteurs évolutifs

spécifiques du risque de récidive

(sociaux, psychologiques, associatifs,

judiciaires, violences sexuelles, …)

ou évolutifs délétères

(traumas psychiques graves).

 

Professeur

Thierry W. LEVI-FAICT

OBSERVATOIRE

NATIONAL DES VIOLENCES

CHU de Clermont-Ferrand

 

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Vendredi 22 juin 2007

thierry-Faict.jpg Madame, Mademoiselle, Monsieur,

 

Bienvenue sur le site du Réseau National « Violences Santé » !

 

Ce site est destiné à vous informer sur tous les aspects des violences modernes, et plus particulièrement sur ceux liés aux violences conjugales : leur fréquence, leurs différentes formes et aspects, leurs conséquences sur la santé (physique et mentale), les droits des victimes et les effets attendus des nouvelles lois, les situations « à risque », les recours sanitaires et judiciaires, …

 

Vous y trouverez donc de nombreuses rubriques rédigées par les spécialistes des questions qui y sont abordées : histoire des droits et prérogatives des femmes, le suicide, le harcèlement sexuel et moral, les grandes acquisitions sociales (contraception, avortement, la parité, …), les violences morales, les contraintes et dépendances économiques, les aspects religieux et culturels, …

 

Pour autant, ce site n’est pas un site « féministe » ; il n’est donc pas réservé qu’aux seules femmes

 

En effet, si les mouvements féministes ont en leur temps permis de très nombreuses et substantielles avancées – que nul ne songerait raisonnablement à discuter aujourd’hui – il est désormais indispensable que les hommes s’impliquent dans la lutte contre toutes les formes de violences et aident leurs compagnes à progresser tant vers une réelle parité, construite plus qu’imposée, que vers une égalité naturelle et consentie des chances, des droits et des carrières.

 

Ce qui n‘est plus aujourd’hui un idéal inaccessible se doit d’être bâti par l’ensemble des françaises et des français pour faire de notre société une collectivité réellement libre, exemplaire et démocratique !

 

Un exemple pour l’Europe et le reste du Monde…

 

Il ne s’agit nullement, Messieurs, de sombrer dans un militantisme sincère, mais naïf (donc souvent dépourvu d’effets), et encore moins d’abandonner nos prérogatives culturelles et ataviques ; il s’agit beaucoup plus simplement de les partager. Aucun d’entre nous ne songerait en effet sérieusement à supporter l’inégalité salariale « sexuée » que l’on trouve encore dans de nombreuses entreprises, ou encore l’inégalité souvent caricaturale des carrières (à diplôme et compétences égales) – quand bien même les femmes auraient, pour « réussir », renoncé à la maternité et à leur parentalité –, voire à supporter la domination physique d’un compagnon à bout d’argument…

 

Il s’agit bien au contraire de vous faire partager sur ces quelques pages Web l’expérience des spécialistes de la violence que sont les médecins du service de victimologie du CHU de Clermont-Ferrand, vous faire effleurer notre triste quotidien et l’histoire – toujours plus dramatique – de ces femmes battues, violées, humiliées, déconsidérées, « virées », …, qui remplissent nos consultations sous de fallacieux prétextes qui ne trompent plus : il y a décidément en France trop d’escaliers desquels seules les femmes ratent les marches !

 

La violence a en effet de très nombreux effets sur la santé et, croyez-nous sur parole, les plus graves ne sont pas les plus visibles

 

Nous ne savons en effet encore rien à ce jour de la réelle portée de ce phénomène sociétal qui dépasse de loin sa seule facette culturelle ; malgré de très nombreuses études (dont celle effectuée au début de ce millénaire par le Pr HENRION), tout reste à découvrir : le réel bassin de violence (ce que l’on appelle en termes médicaux « barbares » : incidence[1] et prévalence[2]), l’étendue de ses effets les plus méconnus (dont la part directement ou indirectement dévolue au suicide par exemple), ses effets indirects – donc ignorés – sur la précarisation des foyers monoparentaux, les liens avec la santé et les coûts des pathologies induites (dépression, maladie, alcoolisation, toxicomanie, …), le prix humain des « années de vies perdues », comme celui tout aussi emblématique des souffrances endurées et des projets à jamais enterrés.

 

La violence conjugale ne doit plus être analysée sous la forme d’une simple domination sexiste ; les phénomènes et conditions qui la permettent sont infiniment plus complexes et subtils ; la femme peut d’ailleurs être également violente. Certes souvent de façon plus subtile, mais – reconnaissons–le – le gradient est loin d’être en défaveur de la gent masculine.

 

Nous espérons donc que vous trouverez sur ce site les réponses aux questions que vous vous posez. Dans le cas contraire, n’hésitez pas à nous les poser et à échanger avec nous ! Nous souhaitons vivement que les hommes eux-mêmes se livrent sur nos forums, anonymement s’ils le souhaitent, pour nous aider à comprendre les mécanismes du « passage à l’acte », ou nous faire part de leur opinion à ce sujet (même si elle est indignée).

 

Notre service travaille actuellement sur de très nombreuses thématiques touchant à ces violences, dont la rédaction d’un projet de loi (traitant des qualifications pénales et de modalités plus adaptées de l’exécution des peines) visant à prendre en compte tous les aspects de ces situations…

 

Alors n’hésitez pas ! Contactez-nous, faites-nous part de vos idées, de vos indignations, de vos expériences et de vos propres combats. Nous ne sommes certainement pas là pour juger, mais bel et bien pour tenter de comprendre, soigner et aider ; tant les victimes que les auteurs !

 

Pr Thierry W. FAICT

Chef du Service Régional de Médecine Légale

Région Auvergne



[1] Nombre de nouveaux cas apparaissant chaque année.

[2] Nombre total de cas.

Par thierry faict
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Organigrame régional

Service régional

 de médecine légale,

médecine sociale,

éthique biomédicale

 & Droit de la santé

 

Fédération hospitalière

des Unités Médico-Judiciaires

 Régionales (UMJR)

 

CHU de Clermont-Ferrand

 

UFR médecine & Droit /

Université de Clermont I

Urgences médico-judiciaires & sociales (UMJ

 de Clermont-Ferrand) 24/24 : +33 677047570

 

Médecins légistes « temps plein »

 

Pr Thierry W. FAICT, chef de service

Dr Emmanuel ESCARD, médecin hospitalo-universitaire

Dr Stéphanie NEEL, praticien hospitalier

 

Mlle Marie ARNAUD, interne des hôpitaux

M. Frédéric LAPORTE, interne des hôpitaux

M. Charles MOIRAS, interne des hôpitaux

 

Médecins légistes « temps partiel »

 

Drs Marie-Pierre GLAVIANO

& Caroline PELTIER-EVRARD

 

Résidents

 

Mlle Gaëlle TEILHOL, M. Baptiste MARQUAND

 & M. Guillaume BRIDON

 

Consultants et chargés de cours

 

Dr Paul SUSS & PSS63

 

Odontologie légale & identification /

 Dr Jean-Pierre BRÉNAS

 

Consultation judiciaire /

M. Patrick MISTRETTA (UFR Droit)

, Maître de Conférences des Universités

 

Cadre de santé

 

Me Catherine PANCHEVRE

 

Secrétariat universitaire

 / Standard toutes unités (+33 4 73 754 901)

 

Me Marie-Laurence BOUDOT

 

Secrétariat hospitalier / Standard toutes unités

(+33 473 754 900) / Télécopie : +33 473 754 902

 

Mlle Elise MAREZ

 

Consultation juridique et sociale (réseau INAVEM)

 

Association AVEC, SOS FEMMES, & CIDF

Médecine sociale & exclusions (PSS63)

 

 

 

 

 

Médecine sociale

Victimologie Clinique

Psychiatrie légale, psychologie

 et victimologie psychopathologique

Criminologie et de profilage criminel

Médecine pénitentiaire

Terrorisme et nouvelles menaces

Victimologie clinique & psychopathologique

Consultations spécialisées : actes de torture et de barbarie,

 harcèlement moral, personnes vulnérables,

racisme & antisémitisme,

violences graves (femmes et mineurs), …

Odontologie légale & anthropologie d’identification

Anthropologie & expertises criminalistiques

Déontologie & expertises judiciaires

Éthique biomédicale

Consultation juridique

 

 

Fédération des services

 hospitalo-universitaires

à vocation judiciaire

 

Fédération des Unité

 médico-judiciaires régionales

 

CH d’Aurillac (15) :

Drs Éric BARROIS, Valérie COUTURIER-ORLIANGE,

 Michel MONDY & Jean-Marc PHILIPPE

 

CH de Montluçon  (03) :

Drs Yves GAUDUCHEAU, Odile LANGLOIS-ZANTAIN,

Christian LECERF, Arnaud PELLETIER

 

CH de Moulins (03) :

Drs Christian & Isabelle HAROU

 

CH de Saint-Flour :

Dr Séverine TOUZERY-CHARREIRE

 

CH du Puy-en-Velay (43) :

Dr Patrick DANEL & coll.

 

CH de Nevers (CA de Bourges / 58) :

Drs Isabelle BROCHE, Dominique DEBITUS

 Denis GUICHARD & Michel TASHAN

 

CH de Vichy (TGI de Cusset / 15) :

Dr Thierry CHEREAU, Françoise PRADEAU-RIBIER

 & Caroline PELETIER

 

 

Unités de recherche du service :

 

 

Unité de Recherche en Ethique biomédicale

 & Droit de la santé (URED)

Unité de Recherche en Analyse Comportementale

 et Psycho criminologie Appliquée (URACPA)

Unité de Recherche en Exclusion Sociale

 et Anthropologie Culturelle (URESAC)

Unité de Recherche en analyse et Prévention du Risque,

 du terrorisme et des  nouvelles menaces (URAPTEM)

Unité de Recherche sur les réseaux de santé

et les Violences Modernes (URVIMOD)

Unité de Recherche en Criminalistique

 et Thanatologie Appliquée (URCRITA)

 

 

 

REVISA : association pour le développement

du REseau VIolence SAnté

 

CERP Centre d’Etude et de Recherche

en Prévention du risque Terroriste

 

 

 

 

Service référencé à :

 

 

 

l’American Academy of Forensic Science,

l’International Academy of Legal Medicine,

l’International Association of Forensic Sciences,

l’European Academy of Forensic Science,

 la Forensic Anthropology Society of Europe,

la Société de Médecine Légale et de Criminologie

 de France, l’Association Française du Droit,

l’Institut International de Recherche

 en Éthique Biomédicale,

 

Service affilié à l’unité INSERM/UDA 9904

 

Service expert près la Cour d’Appel de Riom

 

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